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02/11/2016

Quand le travail peut nous tuer...


Pour beaucoup d’entre nous, le travail pourrait être source de réalisation de soi, d’épanouissement ou de plaisir. Et pourtant, il arrive parfois que ce soit tout le contraire et que même un travail non pénible physiquement devienne très pénible psychiquement…

J’ai rencontré Guy Dupas, auteur du livre « La firme qui tue » et qui retrace la descente aux enfers d’un cadre dans l’exercice de sa profession. Largement autobiographique, ce livre nous décrit une belle carrière de plus de 18 ans dans une firme bruxelloise, avec ses hauts et ses bas, et surtout une fin terrible avec un burn out. Tous les éléments du drame y sont présents : un homme passionné par son travail et qui s’y investit à fond, un manque de reconnaissance chronique de sa hiérarchie, de mauvaises décisions de la direction (promotions et copinage par exemple…). Néanmoins, il continue de lutter, jusqu’au jour où c’est son corps qui dira « stop ».

Après un premier arrêt de travail d’un mois, il décide de quitter l’entreprise car en tout bon candidat au burn out, il ne se voit pas lever le pied et se désengager et comme rien n’a changé au bureau…

Guy Dupas a eu beaucoup de chance, il a pu s’arrêter avant de développer d’autres symptômes beaucoup plus graves : infarctus, crise cardiaque, ulcère, cancer…et même suicide… Le burn out n’est pas un phénomène de mode : c’est une maladie bien réelle, physique, qui s’attaque à nos facultés mentales et au reste de notre corps.

Guy Dupas a aussi bénéficié du soutien de ses proches, ce qui a sans doute contribué à réduire en partie la pression qu’il se mettait. Mais trop souvent, la personne candidate au burn out a tendance à s’isoler, à ne pas demander de l’aide. Ou alors, c’est son entourage qui, croyant bien faire, lui suggère de tenir le coup, de se battre, de ne pas se laisser aller. Parfois, ce sont aussi des éléments de la vie privée qui vont être le déclencheur du burn out : séparation, divorce, problèmes personnels et/ou financiers, en lien avec une vie professionnelle trop chargée en stress et en pression, quelle qu’en soit son origine.

Dans la lutte contre cette maladie, le soutien peut faire beaucoup. Ne la prenons pas à la légère et sachons repérer chez nos proches (famille, amis, collaborateurs, collègues, pairs…) les signes avant-coureur. Comment ? Par l’observation : un stress chronique de longue durée provoque des altérations de l’humeur, de la distraction, des problèmes au niveau du sommeil, des troubles « musculo-squelettiques (mal au dos, à la nuque…). Et de conseiller à ces personnes de ne pas minimiser la situation et, si nécessaire, d’aller cherche une aide professionnelle : médecin, psychothérapeute, coach. Parfois, une oreille attentive et amicale suffit. Parfois…

Si vous désirez en savoir plus sur l’histoire de Guy Dupas et de la genèse d’un burn out, je vous recommande la lecture de son livre « La firme qui tue » qu’il vous offrira sur simple demande par email à l’adresse guy.dupas@yahoo.be.