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28/04/2020

5 clés pour rebondir et développer sa résilience (partie 2)


 

3. Activité physique (sans excès !)

Là aussi, cette période de confinement peut -être pour certaines personnes l’occasion de remettre un peu d’activité physique dans leur quotidien, mais sans excès bien entendu !  Il ne s’agit pas de se lancer à fond dans le jogging si on n’a jamais pratiqué cette activité avant, ni dans un triathlon, mais bien de sortir, de s’aérer et de marcher (tout en respectant les règles du confinement, bien entendu !).  Pourquoi cette activité est-elle recommandée ? Durant un exercice physique, des hormones du bien-être, les endorphines, sont libérées. Résultat : vous vous sentez mieux, votre degré d’anxiété s’en trouve diminué et votre sommeil apaisé. Et le sport permet aussi au cerveau de libérer de la dopamine, un neurotransmetteur qui intervient dans les mécanismes de la récompense. Ce qui explique l’état d’euphorie et de plénitude ressenti au sortir d’une séance… (mais aussi le fait que le sport peut aussi devenir une drogue, donc pas d’excès ).

4. Rires et nourritures affectives

Le rire libère des endorphines! Même si en cette période de confinement, il est plus difficile de trouver des occasions de rire et que nos contacts sociaux sont plus limités. Le rire et des relations affectives ont une influence sur notre cerveau. Comment ? Parce qu’une étreinte ou un câlin libèrent les hormones du plaisir comme l’ocytocine. Cette hormone a un effet positif sur la confiance, l’empathie, la générosité, la sexualité, le lien conjugal et social et la réactivité aux stress. 

De plus, des études ont prouvé que les personnes vivant seules avaient plus de probabilité des développer des maladies cardio-vasculaires. Une chercheuse américaine, Lisa Berkman, a même découvert que « nos réponses biologiques au stress, les mécanismes d’attaque ou de fuite de nos systèmes nerveux autonomes et endocriniens, sont étouffés quand un compagnon est présent ou quand nous croyons qu’un soutien est à portée de main… » (L. Berkman, « Social Networks, Host Resistance and Mortality – a Nine-Year follow up study of Almeda Country Residents, American Journal of Epidemiology 109, 1979). Il a aussi été établi que même un lien avec un animal de compagnie protège (J.K. Vormbrod et J.M. Grossberg, Cardiocascular Effect of Human-pet dog interactions, Journal of Behavioral Medicine, 11, 1988). Bref, que du bon, à privilégier. Cette période de confinement a vu fleurir les apéros virtuels, ce qui prouve bien que l’être humain est avant tout un animal social ! Je reste moi-même en contact virtuels avec des personnes que je coache, car même si cela ne peut pas remplacer un contact direct réel, cela offre néanmoins une possibilité d’écoute et de prise de distance par rapport à un vécu devenu difficile ou de remettre de la joie dans son quotidien…

5. Détente et bien-être

Là aussi, sur ce sujet, vous trouverez sur internet de nombreux sites ou vidéos vous apprenant à vous détendre ! Et c’est vital car cela aussi va jouer un rôle important sur votre cerveau ! Sachez que notre cerveau a des cycles de vigilance, et que ces cycles durent entre 1h30 et 2 heures. Au-delà, plus on persiste et se concentre sur une tâche, moins on sera performant. Pour relancer un cycle de vigilance il faut faire une pause = « une bulle » . Les «  bulles » sont des besoins, elles sont indispensables à la survie physique et à la prévention du Burnout. Il est aussi important d’avoir chaque jour un moment à soi et/ou, si c’est possible, une courte sieste en journée. Une promenade quotidienne, outre son aspect positif dont je vous ai entretenu plus haut (activité physique) favorise également la détente.

Enfin, on en parle de plus en plus : la méditation. Les bienfaits de la méditation sont nombreux : elle renforce le système immunitaire, favorise la circulation sanguine et réduit les risques de maladies cardio-vasculaires. Elle procure un sentiment de calme et de sérénité et réduit les sensations d’anxiété, de colère et surtout de stress ! Un neurologue belge, spécialisé dans les questions de conscience et de coma, Docteur Steven Laureys, a publié récemment un excellent ouvrage sur la question : « La méditation, c’est bon pour le cerveau », aux Editions Odile Jacobs (septembre 2019).

Selon lui, pas besoin de règles strictes qui peuvent décourager : méditez quand vous le pouvez, dans la position qui vous convient et le temps que vous pouvez y consacrer: le but, c’est de ressentir du plaisir. Et c’est par une pratique régulière, même très courte, que ses bienfaits apparaîtront…

Conclusion

Voilà, il ne s’agit ici que d’un aperçu des différents facteurs de récupération face au stress. Et comme vous l’aurez sans doute compris, tout est lié : un bon sommeil et une alimentation saine et équilibrée amènent une meilleure énergie qui donne envie de bouger et de prendre soin de soi et des autres. Et qui vont surtout nous donner l’énergie nécessaire pour rebondir et nous permettre de développer notre résilience ! C’et tout le bien que je vous souhaite.  A vous de jouer à présent  

Isabelle Notéris

Coach Carrière et Burnout, spécialisée dans la gestion du stress, le retour au travail et la résilience professionnelle