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19/09/2019

Un accompagnement en outplacement spécifique pour les personnes en post-burnout


En Belgique, la loi impose un accompagnement en outplacement pour toute personne licenciée répondant à certaines conditions(1). Cet accompagnement se déroule en 3 périodes de 20 heures chacune (et durant une année au maximum).

La première période de 20 heures doit être réalisée durant les deux premiers mois qui suivent le licenciement et comporter les éléments suivants : un bilan de carrière, la rédaction d’un CV et de lettres de motivation, ainsi que la préparation aux entretiens de recrutement.

Mais une personne qui se relève d’un burnout est-elle vraiment prête à se relancer dans une recherche d’emploi ?

Et si l’accompagnement en outplacement est collectif (ce qui est souvent le cas…), cette personne ne risque-t-elle pas de retrouver une pression qui risque de la faire rechuter ? (peur du regard des autres participants ou du consultant…).

Pour les personnes sortant d’un burnout, un groupe de paroles permettant de partager son vécu me semble plus approprié (et surtout parce que ce n’est pas l’objectif des ateliers consacrés à la recherche d’un emploi…).

En revanche, je suis tout à fait favorable pour un accompagnement en outplacement individuel lorsque la personne licenciée sort de son burnout. Réaliser un bilan de carrière et de compétences est une bonne chose car cela va aider la personne post-burnout à reprendre confiance en elle par la prise de conscience de ses compétences et de ses expériences positives. Cela va aussi l’aider à prendre de la distance par rapport à son vécu et à trouver ou retrouver du sens dans son travail.

La fixation d’un objectif professionnel et une éventuelle réorientation prennent du temps et il ne faudrait pas moins des 20 premières heures d’accompagnement pour réaliser tous ces éléments. Parce qu’il n’est pas souhaitable de commencer à faire son CV et à se lancer dans une recherche d’emploi active trop rapidement.

Cependant, dans certains cas (par exemple, à cause de la pression financière), une recherche d’emploi rapide doit être mise en place. Alors, un accompagnement individuel permettra de remettre de la perspective en élaborant avec la personne des solutions intermédiaires qui pourraient être temporaires. L’important, c’est de remettre de la perspective afin d’aider la personne à reprendre confiance dans son avenir…

Un autre élément essentiel dans l’accompagnement en outplacement des personnes post-burnout est que cela se fasse au rythme de la personne accompagnée, ce qui n’est pas envisageable dans un accompagnement collectif où le programme doit être le même pour chaque personne (sauf si tous les membres du groupe sont en post-burnout, ce que je n’ai encore jamais rencontré…).

De plus, cet accompagnement doit être réalisée par un(e) consultant spécifiquement formé(e) à la thématique du burnout et à la psychopathologie parce que le risque de rechute est réel. Et qu’il convient d’en détecter rapidement les signaux…

En conclusion, je dirai que l’accompagnement en outplacement d’une personne licenciée en post-burnout est plus efficace et pertinent s’il est réalisé individuellement afin de tenir compte de la situation de chaque personne. Et que si jamais il y a une partie collective, que celle-ci soit la plus réduite possible durant les premiers mois de l’accompagnement.

Si vous souhaitez de plus amples informations sur l’accompagnement en outplacement individuel et le burnout, n’hésitez pas à me consulter.

Isabelle Notéris, Coach Carrière spécialisée dans la prise en charge et l’accompagnement du burnout et Consultante en outplacement